Loulou et Louloute découvrent le monde

Loulou et Louloute découvrent le monde

Le Veyou - Drôme

 

 

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Chaque année, mon frère Ludovic et moi essayons de nous voir durant une randonnée + bivouac. Habitant à pratiquement 1000 km de distance l'un de l'autre, c'est une bonne occasion de mêler les retrouvailles tout en profitant d'une marche en plein air et d'une nuit au milieu de la nature.
Cette année, Sarah nous accompagne pour sa première rando bivouac.

 

L'endroit : Dans la Drôme. L'objectif est le Veyou, point culminant des trois becs, sommets dominants la forêt de Saou.

 

Pour nous y rendre, nous partons du Luxembourg en TGV direction Avignon. Là-bas, nous profitons de l'après-midi pour voir de la famille et visiter les lieux. Nous partirons en voiture jusqu'à la forêt de Saou où débutera notre randonnée.

 

Enfilez vos chaussures, prenez votre sac de couchage et suivez-nous dans ces paysages magnifiques le temps d'un week-end!

 

 

 

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Les sacs sont prêts!

 

 

 

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6H00 du matin, nous attendons notre train. Nous arrivons à 14H30 à Avignon.

 

 

 

 

Samedi 15 octobre.

 

 Après environ deux heures de route, nous arrivons à proximité de la forêt de Saou où nous mangeons des sandwichs sur un terrain entouré d'arbres aux couleurs automnales. Tout près se trouve l'auberge des Dauphins (ancien restaurant luxueux construit par Maurice Burrus au début des années 30 et inspiré du Petit Trianon) et au loin dominent les trois Becs.

Après ce repas, nous voilà prêts pour partir! Sacs à dos sur les épaules, nous prenons la route! Première étape : traverser la forêt!

 

 

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Point de départ. Au loin, le sommet qui nous attend.

 

 

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Nous sommes entrés dans la forêt. L'humidité est bien présente.

 

 

 

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Sarah, toute petite près d'un pin Douglas.

 

 

 

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Nous repérons un abri fait de branches. Espérons que la cabane sera plus confortable !

 

 

 

 

La forêt est très dense et verdoyante. L'humidité, bien présente nous fait transpirer rapidement malgré la température qui reste fraiche. Le sol est parsemé de feuilles mortes, de branches et de cailloux. Parfois nos chaussures glissent mais rien de difficile. Nous tombons nez à nez avec un sanglier mort déjà attaqué par les mouches. Surement la victime des chasseurs qui sont très présents ici. On peut entendre à plusieurs reprises les aboiements de leurs chiens non loin de nous.


Au bout de trente minutes, le dénivelé augmente, rendant le rythme un peu plus lent. En plus de ça, je me rends compte que mon pantalon n'est pas ce qui se fait de mieux pour la rando et la gêne que celui-ci me procure m'oblige à m'arrêter pour le remettre en place. Je regrette de ne pas avoir pris un short!

 

 

 

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Du vert partout autour de nous!

 

 

 

 

Le GPS de Ludovic nous indique un chemin introuvable. Après vérification sur la carte, nous aurions dû tomber dessus mais en vain. Surement recouvert de verdure depuis le temps. Ce n'est pas grave, il ne s'agissait seulement que d'un raccourci. Nous continuons notre route et après environ trois heures de marche depuis le parking, nous sortons de la forêt et arrivons au "Virage du pré de l'âne", à 1210 mètres d'altitude. Demain matin, nous passerons par là pour nous diriger ensuite vers le Veyou. Aujourd'hui, nous bifurquons sur la gauche. Dans une quinzaine de minutes, nous devrions arriver à notre cabane.

 

 

 

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Nous sommes partis d'environ 450 m d'altitude.

 

 

 

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Le chemin qui mène à la cabane.

 

 

 

 

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Le Veyou éclairé par le soleil de fin d'après-midi.

 

 

 

 Nous passons devant une fontaine d'eau non contrôlée (donc considérée comme non potable) qui nous servira pour faire cuire nos plats déshydratés. Puis, trois minutes plus tard, nous arrivons à notre cabane, "l'abri des Girards".
Assez spacieuse et bien entretenue, à gauche se trouve des bat-flancs en bois pour y déposer nos tapis de sol et duvets pour dormir, à droite une table en bois et une cheminée. La température est plus fraiche qu'à l'extérieur.
Devant la cabane, une table pour pique-niquer et la forêt à perte de vue comme paysage. C'est beau, calme et dépaysant.

Mais ce soir nous ne dormirons pas seuls. En effet, un groupe de quatre hommes arrivent, accompagnés par un chien (qui n'est pas le leur, mais un chien de chasse trouvé sur la route et qui s'est permis de les suivre).

La température baisse assez vite au fur et à mesure que le soleil décline. Je décide donc d'allumer le feu dans la cheminée afin de faire grimper le thermomètre de quelques degrés. Avant que la nuit ne survienne, nous allons ramasser du bois et contempler le soleil qui éclaire les trois Becs. 


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La voilà enfin! Notre cabane 5 étoiles pour la nuit!

 

 

 

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L'abri, une grosse fourmilière et ses fourmis comme voisines et l'intérieur de la cabane.

 

 

 

 

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Notre invité : un chien de chasseur délaissé...

 

 

 

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La table de pique-nique et la forêt. Dur de trouver plus paisible que ça!

 

 

 

 

La nuit tombe et deux nouveaux visiteurs font leur apparition. Deux hommes qui viennent chercher la tranquillité au beau milieu de la nature. Très sympas, nous conversons tous les cinq autour du feu qui petit à petit, réchauffe la pièce. Les quatre autres hommes ont préféré faire un feu dehors. Parfois, ils nous ramènent du bois qu'ils viennent de couper.

Entretemps, les maitres du chien sont venus le récupérer. Le toutou avait une balise GPS accroché au cou. Il n'était pas difficile de le localiser.

Quand vous passez la nuit en cabane ou bien dans n'importe quel abri en pleine nature, avoir des repères dans le temps est très difficile. Une fois la nuit installée, nous tuons le temps à parler, manger, lire à l'aide de notre lampe frontale. Les choses les plus simples deviennent finalement nos seules sources de divertissement et les choses qui, dans la vie de tous les jours ne nous causent aucun soucis prennent ici une toute autre tournure. Alimenter le feu pour ne pas avoir froid, aller chercher du bois, gérer les stocks d'eau et s'il le faut, aller en chercher, sont des choses que nous n'avons pas l'habitude de faire. Chez nous, il suffit d'appuyer sur un bouton pour que la chaleur du radiateur vienne réchauffer les pièces de notre habitation. Ici, sans feu, pas de chaleur. Et sans chaleur, c'est une très mauvaise nuit qui s'annonce Clin d'œil

 

 

 

 

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Le feu est allumé. Le bois crépite et les flammes dansent devant nos yeux.

 

 

Il est l'heure de manger! Ce soir, au menu, nous avons des plats déshydratés. Pour les déguster, il suffit d'y rajouter de l'eau bouillante et laisser reposer quelques minutes. Nous avons différentes pâtes. Les plats sont caloriques (600 cal), l'idéal après autant de marche.

Pour économiser notre eau, Ludovic et moi décidons d'aller à la fontaine que nous avons repérée sur le chemin pour y collecter l'eau qui nous servira à faire cuire nos plats. En dix minutes, nous avons fait l'aller-retour, éclairée par un lune totalement pleine.
Posée sur le réchaud à gaz, l'eau bout assez rapidement et notre repas est prêt en dix minutes.

La fatigue commence à pointer le bout de son nez. Il est 22H15 quand nous nous couchons. Avec Sarah, nous rejoignons nos duvets ensembles, cela permettra de réchauffer l'intérieur du sac grâce à notre chaleur corporelle. Le sol est dur mais nous ne tardons pas à nous endormir.

 

Bonne nuit tout le monde!

 

 

 


 

 

 

 

Dimanche 16 octobre.

 

 

 6H45, heure du réveil. 
La nuit a été courte. Le froid ne m'a pas trop dérangé, mais la dureté du sol n'offre pas beaucoup de position confortable. On mange notre petit déjeuner fait de brioches et nous buvons un thé qui nous réchauffe. J'ai relancé le feu et nous profitons de sa chaleur pour nous émerger totalement du sommeil.

Après avoir ranger nos affaires et fait nos sacs, nous prenons la route en directions du Veyou. La fraicheur matinale est agréable.

 

 

 

 

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Le thé du matin. Essentiel pour se réchauffer et se réveiller.

 

 

 

 

Nous marchons jusqu'au virage du pré de l'âne. Là, nous suivons la direction du Pas de Siara. C'est parti, ça commence à grimper! Les mollets chauffent, le vent vient nous rafraichir et après une dizaine de minutes, nous arrivons devant un superbe point de vue. Nous contemplons ce paysage qui se dresse devant nous et nous prenons le chemin qui nous mène au Veyou. 

 

 

 

 

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La vue depuis le Pas de Siara.

 

 

 

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Direction le Veyou! A partir de maintenant, le dénivelé ne rigole plus.

 

 

 

Nous grimpons pendant 35 minutes. La première partie est très raide puis s'atténue quelque peu. Sur l'un des Becs en face du Veyou, nous apercevons un chamois et sa dextérité légendaire en train de dévaler une pente à toute vitesse.
Nous arrivons au sommet, à 1590 mètres d'altitude. Le vent souffle fort ici, nous obligeant à nous munir de nos bonnets. La vue est magnifique. Une mer de nuages recouvre le Vercors et le ciel dégagé et clair nous permet d'apprécier la vue et les nombreux sommets environnants. 


La voilà notre récompense. Un paysage tel que celui-ci vaut bien quelques sueurs, douleurs aux mollets et une nuit non confortable. Ici, le temps s'arrête quelque peu, nos pensées aussi. Nous profitons du moment présent et offrons à notre cerveau de merveilleux souvenirs qui nous accompagneront pour longtemps.

 

Il est temps de manger une barre protéinée et de repartir dans l'autre sens. La descente sera longue. Après le Veyou, il nous restera la forêt à traverser pour rejoindre notre voiture.

 

En avant marche!

 

 

 

 

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Le sommet est à nous! Juste devant, la mer de nuages.

 

 

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Au loin notre parking. Mais avant ça, il faudra retraverser la forêt.

 

 

 

 

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Les deux autres Becs.

 

 

 

 

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Une panoramique depuis le sommet.

 

 

 

 

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Sarah en mode aventurière :)

 

 

 

La descente du Veyou se fait rapidement. Nous profitons du paysage encore une fois puis nous descendons tranquillement jusqu'au commencement de la forêt. C'est environ deux heures de marche plus tard que nous arrivons au parking, les pieds endoloris mais la tête remplie de souvenirs.

 

 

 

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Hop ça descend! Cette fois-ci, on accélère le pas!

 

 

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Les champignons poussent un peu partout dans cette forêt où l'humidité règne.

 

 

 

Et voilà.


Fin de l'aventure.


Nous avons parcouru 21.85 km. Le dénivelé positif cumulé est de 1449 mètres. Le point culminant est de 1592 mètres d'altitude.

 

Ce fut une superbe randonnée. Sarah est comblée pour cette première expérience et il nous tarde déjà d'en refaire une nouvelle.

Parfois, il n'est pas nécessaire de partir à l'autre bout du monde pour se sentir dépaysé. La nature offre un spectacle admirable à ceux qui prennent l'initiative d'aller à sa découverte.

 

Et dans ce genre de voyage, on se rend compte qu'il ne suffit de pas grand chose pour finir émerveillé.

 

 

 

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Selfie en haute altitude! Est-ce le vent qui oblige Sarah à fermer les yeux?

 

 

 

 

 

"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."

Sylvain Tesson - Dans les forêts de Sibérie.

 

 

 

 

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Bonne aventure!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



30/10/2016
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